
La deuxième journée de Division 1 du Championnat de France de jorkyball, disputée aujourd’hui, devait être celle des retrouvailles avec deux légendes de la discipline. Elle restera finalement comme une immense désillusion, tant pour le public que pour le jorkyball français
Tous les regards étaient tournés vers le premier match de la journée, Valenciennes – Lyon, annoncé comme l’affiche phare. La raison était simple : le retour attendu de Fabien Kadziolka, côté valenciennois, et celui de Frédéric Reverchon, dans les rangs lyonnais. Deux joueurs plusieurs fois champions du monde, absents des terrains depuis de longs mois, voire des années, et dont la présence seule suffisait à donner une autre dimension à la rencontre.

Mais avant même le coup d’envoi, le scénario rêvé s’est fissuré. Fabien Kadziolka est contraint au forfait, victime d’une nouvelle blessure. Le public n’aura vu le Valenciennois qu’en survêtement, réduit à un rôle de coach, impuissant face à l’événement qu’il attendait lui-même depuis si longtemps.
La déception est à peine digérée qu’un second coup dur frappe la rencontre. Frédéric Reverchon, de retour après deux ans d’absence, entame pourtant le match avec sérieux et engagement. Mais dès le premier set, alors que Lyon mène 4-3, le Lyonnais se blesse sur un geste anodin, une simple deux-bandes en défense pour servir son attaquant. Le verdict est immédiat : match terminé, retour sur le banc, et une nouvelle fois cette impression cruelle de rendez-vous manqué.
Le match, privé de ses deux têtes d’affiche, perd soudain toute la saveur que chacun attendait. Valenciennes s’impose finalement 3 sets à 1, mais le résultat passe presque au second plan tant l’histoire de cette rencontre s’est écrite ailleurs : dans l’absence et la frustration.
Interrogé par IntwoTV, Frédéric Reverchon exprimait sa déception :

« Je me suis pourtant bien préparé pour entamer ce match d’entrée, je me sentais bien dès l’entame du set. Bien sûr, je suis vraiment frustré. J’espère être prêt en mars pour la 3e journée à Saint-Palais. »
Même sentiment pour Fabien Kadziolka, privé de terrain :

« J’ai aidé à coacher mon équipe, dans la frustration de ne pas toucher le ballon et de ne pas pouvoir me faire plaisir sur le terrain. »
Ce Valenciennes–Lyon devait marquer le retour de deux géants du jorkyball français. Il restera finalement comme le symbole d’une matinée où les passionnés n’aura vu que l’ombre de ce qu’il était venu chercher. Désormais, tous les espoirs se tournent vers la prochaine journée, avec une seule attente : enfin revoir Kadziolka et Reverchon là où ils appartiennent, balle au pied, dans l’arène.


