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Les chaussures de jorkyball : un choix réglementé pour une surface et un environnement uniques

SIRNA Antonio
26 février 2026
Chaussures

Le choix des chaussures à la fois technique et réglementaire

Egalement rapproché du futsal pour certains, le jorkyball s’en distingue pourtant par un cadre bien particulier : un terrain de 10 x 5 mètres, entouré de parois en plexiglas, et recouvert d’une herbe synthétique courte lestée de sable fin. Ces spécificités rendent le choix des chaussures à la fois technique et réglementaire.

Un règlement qui conditionne le choix des chaussures

En jorkyball, certaines chaussures pourtant courantes dans le football ou le futsal sont tout simplement interdites. Les petits crampons moulés, même très courts, ne sont pas autorisés, car ils risquent d’endommager le revêtement et d’altérer la qualité du jeu. De la même manière, les semelles noires sont proscrites : leur matière peut laisser des traces sur le sol et surtout marquer les parois en plexiglas, élément central du jeu en jorkyball.

Ces contraintes obligent les joueurs à se tourner vers des modèles bien précis, conçus pour offrir performance et sécurité sans détériorer l’environnement de jeu.

La semelle : plate, claire et adaptée au sol sablé

La semelle est sans doute l’élément le plus important. En jorkyball, les chaussures doivent être équipées d’une semelle plate, fabriquée dans une gomme non marquante, généralement de couleur claire (blanc, beige ou translucide). Ce type de semelle permet une adhérence suffisante sur l’herbe synthétique sablée tout en conservant une glisse contrôlée, essentielle pour les rotations rapides et les changements de direction.

Contrairement au futsal sur parquet, l’accroche ne doit pas être excessive. Une semelle trop agressive pourrait bloquer le pied dans le sable fin, alors qu’une semelle trop lisse ferait perdre en stabilité. L’équilibre est donc primordial.

Amorti et confort sur une surface ferme

Même si le terrain est synthétique, il reste relativement dur. Les déplacements courts, les appuis répétés et les sauts sollicitent fortement les articulations. C’est pourquoi les chaussures de jorkyball intègrent souvent une semelle intermédiaire amortissante, inspirée des technologies indoor, afin de limiter l’impact sur les talons et l’avant-pied.

Le confort est un critère clé dans un sport aussi intense, où les matchs s’enchaînent rapidement.

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Matériaux et renforts : répondre aux contraintes du jeu contre les parois

Le jorkyball se joue avec les vitres, ce qui implique des contacts fréquents entre la chaussure, le sol et les parois. Les matériaux utilisés doivent donc être à la fois résistants et souples. On retrouve généralement :

  • du cuir naturel ou synthétique pour un bon toucher de balle,

  • des matériaux respirants pour éviter l’échauffement du pied,

  • des renforts à l’avant du pied, indispensables pour les frappes du bout du pied,

  • des renforts latéraux, qui protègent la chaussure lors des appuis et des frottements contre le plexiglas.

Maintien et sensations : la précision avant tout

Dans un espace réduit où chaque geste compte, la chaussure doit offrir un maintien précis du pied sans limiter la liberté de mouvement. Un profil bas, une bonne stabilité latérale et un ajustement proche du pied sont essentiels pour conserver un excellent ressenti du ballon et du sol.

Les modèles trop rigides ou trop lourds sont à éviter, car ils nuisent à la rapidité d’exécution.

Le regard d’un champion : l’importance des micro-détails selon Younès Solhi

Champion du monde avec l’équipe de France et fort de plus de 20 ans de pratique, Younès Solhi insiste sur un point essentiel : en jorkyball, le choix des chaussures dépasse largement les critères classiques.

Solhi

« Avec 20 ans de pratique du jorkyball, je confirme que le choix des chaussures n’est pas un simple détail. Sur un terrain synthétique aussi petit, chaque appui compte. J’ai besoin d’une semelle IC (Indoor Court) qui accroche juste ce qu’il faut, d’un maintien latéral solide et d’une chaussure légère qui répond immédiatement à mes changements de direction sans craindre l’entorse. Je ne suis pas fan des semelles Turf. »

Son témoignage rejoint parfaitement les exigences réglementaires et techniques du jorkyball : une adhérence maîtrisée, sans excès, et une stabilité latérale irréprochable pour enchaîner les actions dans un espace restreint.

Mais à haut niveau, ce sont surtout les détails invisibles qui font la différence :

« La rigidité de la semelle, par exemple : si elle est trop souple, je perds en puissance dans les frappes. Le laçage aussi, qui doit verrouiller le pied sans gêner la surface de contact. Et puis il y a ce “fit” parfait, presque sur mesure, qui me permet d’oublier la chaussure pour ne penser qu’au jeu. »

Cette recherche de sensations optimales implique parfois des compromis temporaires :

« Les premiers entraînements peuvent ne pas être agréables, mais c’est pour ça que changer de chaussures est toujours une décision cruciale selon le moment de la saison. »

Enfin, le champion partage une astuce simple mais précieuse, souvent méconnue des amateurs :

« Le petit plus, mettre une paire de chaussettes fines avant les chaussettes officielles. Cela réduit les frottements et les ampoules. »

Un conseil qui illustre parfaitement la réalité du jorkyball de haut niveau : ce ne sont pas les grandes caractéristiques qui départagent les joueurs, mais les micro-sensations, capables de transformer un simple appui en action décisive.

Conclusion

Le jorkyball est un sport à part entière, avec un règlement et un environnement de jeu qui imposent des choix d’équipement très spécifiques. Les chaussures idéales sont des chaussures à semelle plate, non marquante et de couleur claire, sans crampons moulés, offrant un bon amorti, des renforts solides et un maintien précis. Respecter ces critères, c’est non seulement se conformer au règlement, mais aussi optimiser ses performances et préserver la qualité du terrain et des parois.

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