Max-Pol Chapelle, joueur de jorkyball et candidat à la mairie d’Échalas

À Lyon, le jorkyball est plus qu’un sport : c’est une culture. Et parmi ceux qui la font vivre, Max-Pol Chapelle s’impose comme un profil à part. Joueur engagé et reconnu sur les terrains lyonnais, il est aussi entrepreneur… et désormais candidat aux élections municipales dans son village d’Échalas, un village rural d'environ 2000 habitants, dans le Rhône
Sur les parois en plexiglas, Max-Pol Chapelle se distingue par sa puissance de jeu et sa capacité d’adaptation. Le jorkyball est un sport exigeant, ultra-rapide, où la prise de décision est instantanée. Des qualités que l’on retrouve chez ce compétiteur à la trajectoire singulière.
Mais réduire Max-Pol Chapelle à son rôle de joueur serait passer à côté de l’essentiel. Car derrière le sportif se cache un homme profondément engagé, mû par le goût du défi et de l’action.
INTERVIEW INTEGRAL DE MAX-POL CHAPELLE
IntwoTV : Max-Pol, on te connaît comme joueur de jorkyball à Lyon. Pour ceux qui te découvrent, comment te définirais-tu aujourd’hui ?
"Malgré les apparences, je me définirais avant tout comme quelqu’un d’engagé. Engagé dans ce que je fais, dans ce que je défends et dans la manière dont je le fais. On me considère parfois comme clivant, justement parce que mes engagements comptent énormément pour moi. Je suis un homme de défis. J’aime prendre des risques, m’exposer, sortir de ma zone de confort : c’est réellement ce qui me fait vivre. Je le fais à travers mes différentes entreprises, qu’elles soient personnelles, professionnelles ou aujourd’hui politiques.
L’année 2026 s’annonce d’ailleurs particulièrement intense : la compétition sportive, le développement de nouveaux projets entrepreneuriaux, les élections municipales… et, je l’espère, la concrétisation d’un projet très personnel avec la parution d’un livre prévue pour septembre, dans les pas de mon père qui était lui-même écrivain, un vrai défi."
IntwoTV : Quel lien fais-tu entre le jorkyball et ton engagement hors du sport ?
"Le jorkyball m’a appris des valeurs essentielles : la rigueur, l’humilité et surtout le collectif. Mais la leçon la plus importante, que l’on retrouve dans tous les sports collectifs, c’est qu’on ne gagne jamais seul. Et c’est exactement la même chose dans la vie professionnelle ou politique. Pour grandir et avancer sereinement, il faut savoir s’entourer d’une équipe solide et complémentaire."
IntwoTV : Tu es aussi entrepreneur. Là encore, le sport t’a aidé ?
"Pour moi, le sport est une base essentielle d’une vie équilibrée. Il apprend le dépassement de soi, la gestion des victoires, mais surtout des défaites. Il nous apprend à tomber, à nous relever et à repartir au combat. L’entrepreneuriat fonctionne sur les mêmes principes. Rien n’est linéaire : on peut avoir l’impression d’être au sommet un jour, et se retrouver en grande difficulté le lendemain, parfois simplement parce qu’un client ne paie pas dans les délais. Il faut savoir encaisser, s’adapter et continuer à avancer."

IntwoTV : Ta candidature aux municipales à Échalas a surpris certains. Pourquoi ce choix ?
"Je me suis toujours beaucoup impliqué dans la vie collective. J’aime organiser, animer, fédérer — ce que je fais déjà à l’échelle de mon hameau. À force d’échanges, certaines personnes m’ont encouragé à me présenter. Même si je n’y avais pas pensé au départ, c’est progressivement devenu une évidence.
Ce qui m’anime avant tout, c’est que les gens vivent bien ensemble, en harmonie, et se sentent heureux dans leur commune. Si je peux y contribuer, j’en serais comblé. Il n’y a aucune ambition politique au sens classique du terme : le poste de maire n’est pas une fin en soi. Si le projet ne plaît pas, je passerai à autre chose. En revanche, s’il fonctionne, je ne m’interdis rien pour aller plus loin."
IntwoTV : Est-ce que ton profil de sportif est un atout en politique locale ?
"Complètement. Être élu est une épreuve en soi. On est exposé en permanence, reconnu, sollicité à toute heure, sans les avantages ni les protections que l’on peut parfois imaginer. Les efforts que j’ai connus lors de matchs intenses, ou les douleurs traversées lors d’un Ironman, m’ont appris à tenir dans la durée, à rester présent et constant, même quand c’est difficile."
IntwoTV : Le jorkyball reste un sport confidentiel. Est-ce important pour toi d’en être un ambassadeur ?
"Je me suis toujours posé la question : pourquoi ce sport, qui me passionne autant et qui passionne tant de pratiquants, n’a pas encore la reconnaissance qu’il mérite ? Le jorkyball est un sport extraordinaire : dynamique, technique, stratégique et très télégénique. Pourtant, il reste confidentiel.
Oui, c’est important pour moi d’en être un ambassadeur. D’ailleurs, je travaille actuellement avec Richard Denigot, gérant du club de Lyon, sur un projet de développement du jorkyball auprès des jeunes."

IntwoTV : Sur quel terrain te sens-tu aujourd’hui le plus challengé ?
"J’ai la chance que chaque jour soit un challenge : dans ma vie professionnelle, sportive, politique, mais aussi personnelle avec l’arrivée récente d’un troisième enfant. La plus grande difficulté reste la relation aux autres, surtout pour quelqu’un comme moi, très entier et profondément attaché aux gens."
IntwoTV : Un mot pour conclure ?
"Cela peut paraître un peu ringard, mais je suis convaincu que si l’on veut une vie stimulante et engagée, on peut la construire. Il suffit d’oser."
À l’heure où le jorkyball cherche encore à gagner en visibilité, des profils comme celui de Max-Pol Chapelle rappellent que ce sport forme bien plus que des athlètes. Il façonne des femmes et des hommes capables d’entreprendre, de rassembler… et de s’engager.


