Artur Palasz, de la Pologne au sommet du jorkyball français

Artur Palasz, l’ambition polonaise au cœur du projet valenciennois. Champion de Pologne, élu par le passé meilleur joueur du monde, il s’est imposé comme l’une des figures majeures du jorkyball mondial.
Arrivé en milieu de saison 2021/2022 à Valenciennes, le joueur polonais Artur Palasz dispute aujourd’hui sa quatrième saison sous les couleurs nordistes. Un choix fort, qui s’est déjà traduit par une Coupe de France remportée en 2024 et un titre de champion de France en 2025. Rencontre avec un compétiteur exigeant, pleinement intégré dans un projet qu’il juge unique.
De la Pologne à la France : un choix sportif assumé
Pour Artur Palasz, le départ vers la France répond avant tout à une logique sportive claire :
« J’avais envie de jouer davantage et de pouvoir rivaliser toute l’année à un bon niveau. »
Valenciennes s’est rapidement imposé comme une évidence. Le Polonais évoque une vision de club ambitieuse, tournée vers le développement collectif :
« Ce qui me plaît ici, c’est le projet. Tout le monde s’entraide en permanence pour élever le niveau de jeu. »
Avant son arrivée, il n’avait pas d’idée précise des spécificités du championnat français, si ce n’est la certitude d’un haut niveau et de la nécessité de beaucoup travailler pour réussir. Une intuition rapidement confirmée.
Valenciennes, bien plus qu’un club
Ses premières impressions sont sans équivoque :
« Valenciennes est une grande famille. »
Palasz insiste sur l’aspect humain du club, sur la solidarité face aux difficultés et sur une progression constante d’année en année.
« Chaque problème rencontré sur le terrain est réglé collectivement. J’ai été très bien accueilli, sportivement et humainement. Ici, ce sont des gens sur qui on peut compter, qui mettent énormément de cœur, de travail et d’engagement dans le jorkyball. »
Le championnat de France, un cran au-dessus
Comparer la France et la Pologne est inévitable pour un joueur de ce calibre. Palasz souligne des différences notables dans le format et l’intensité :
« En France, on joue plusieurs matchs sur un même week-end. C’est très intense et cela demande beaucoup d’analyse tactique. »
En Pologne, les rencontres se disputent en match aller-retour sur une journée, mais tout au long de l’année, permettant une préparation ciblée sur un seul adversaire.
Selon lui, le niveau français est légèrement supérieur, notamment grâce à l’expérience des joueurs :
« Les matchs sont toujours de très haut niveau. Il faut être parfaitement préparé. »
L’adaptation passe aussi par des détails : taille du terrain légèrement plus grande, arbitrage différent, gestion des fautes.
« En Pologne, on joue un peu plus dur, toujours dans le fair-play, mais ici il faut ajuster son jeu. »
Une équipe de stars… mais surtout un collectif
Depuis son arrivée, Valenciennes bénéficie d’une visibilité accrue. Une pression supplémentaire ?
« Nous nous la mettons nous-mêmes, parce que nous savons ce que nous valons et ce que nous voulons atteindre. »
Évoluer aux côtés de Cédric Lavallée, multiple champion du monde et plusieurs fois élu meilleur joueur du monde, est perçu comme une opportunité :
« Jouer avec les meilleurs est toujours une chance pour progresser. »
Avec Alexandre Sirna, enfant du club et double champion du monde en 2024 et 2025, avec la France, la complicité est évidente :
« Nous jouons ensemble depuis le début. Nous avons appris après les défaites, et aujourd’hui nous nous comprenons parfaitement. »
L’arrivée de Fabien Kadziolka cette saison renforce encore l’effectif :
« Son expérience et sa capacité à lire le jeu font clairement la différence dans les moments clés. »

Artur PALASZ à droite et son équipe de Valenciennes avec Kadziolka à gauche, Sirna de dos et Lavallée en rouge.
Champions de France… et affamés
Le titre de champion de France reste un souvenir fort :
« C’était magnifique. Nous avons énormément travaillé pour ça. »
Mais hors de question de se reposer sur ses lauriers :
« Nous voulons défendre ce titre. »
La plus grande force de Valenciennes, selon Palasz, réside dans le collectif :
« Chacun a des qualités de très haut niveau, mais c’est le travail d’équipe qui fait notre force. »
Désormais, chaque adversaire veut faire tomber le champion :
« Nous devons être concentrés à chaque match et prouver notre niveau en permanence. »
Un rôle clair et une intégration totale
Dans une équipe riche en talents, Palasz ne cherche pas la lumière individuelle :
« Nous sommes une seule équipe. Chacun a son rôle pour atteindre le succès final. »
Son intégration est totale, sur le terrain comme en dehors :
« Je me sens très bien ici. Sur le terrain, nous savons quoi jouer, et en dehors, l’ambiance est très positive. »
Joue-t-il le meilleur jorkyball de sa carrière ?
« Je pourrai répondre à la fin de la saison, en fonction du résultat collectif. »
Les contraintes de la réglementation internationale
Le parcours valenciennois d’Artur Palasz a toutefois été marqué par une contrainte réglementaire importante. La réglementation française et celle appliquée lors des compétitions internationales diffèrent sensiblement, ce qui a eu des conséquences directes pour le club nordiste.
Lors des championnats du monde des clubs, le joueur polonais n’a pas pu défendre les couleurs de Valenciennes. Conformément aux règles internationales et à la décision de son président polonais Marek Szczerba, Palasz devait représenter son club d’origine, Sosnowiec.
Cette absence a déséquilibré l’effectif valenciennois lors de la compétition. Privée de l’un de ses leaders, l’équipe s’est inclinée en finale face à Champagne-au-Mont-d’Or.
Malgré cet épisode, aucune tension n’est venue ternir la relation entre le joueur et le club. Artur Palasz reste pleinement engagé dans les compétitions nationales françaises avec Valenciennes.
La saison reste d’ailleurs particulièrement prometteuse. Le Polonais disputera la finale de la Coupe de France le 11 avril 2026, tandis que le club occupe actuellement la première place du championnat de France.
Ambitions, avenir et message aux supporters
Les objectifs sont clairs :
« Gagner tout ce qui est possible. »
Individuellement, Palasz vise avant tout la forme physique, convaincu que cela servira avant tout le club.
Pour lui, Valenciennes a tout pour devenir une référence européenne durable :
« Le club a énormément progressé. Nous avons le premier stade avec tribunes hors compétitions internationales. L’organisation et les infrastructures ont placé la barre très haut. »
Quant à son avenir, le Polonais reste fidèle à son esprit de compétiteur :
« J’aime les défis. Si une opportunité se présente, je suis ouvert. »
Enfin, un message simple et sincère :
« Merci pour votre soutien et vos encouragements pour Valenciennes. Suivez les réseaux sociaux du club et son évolution. Et surtout, n’hésitez pas à essayer le jorkyball ! »


