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Jorkyball

Pourquoi voit-on des équipes “2”, “3” ou “4” en jorkyball ?

SIRNA Antonio
19 février 2026
joueur perdu

Dans les classements et calendriers de jorkyball, une question revient souvent chez les suiveurs : pourquoi retrouve-t-on plusieurs équipes portant le même nom, accompagnées d’un chiffre, comme Perpignan2, Champagne3 ou Valenciennes2, réparties dans différentes divisions ?

La réponse est simple : le fonctionnement du jorkyball est très proche de celui de certains sports, avec un système d’équipes premières et d’équipes réserves au sein d’un même club.

Un club, plusieurs équipes

En jorkyball, un même club peut engager plusieurs équipes dans les championnats nationaux.
L’équipe principale représente généralement le plus haut niveau du club (souvent en D1), tandis que les équipes suivantes servent de réserves, permettant :

  • de faire jouer davantage de licenciés,

  • de former de jeunes joueurs,

  • de maintenir un niveau de compétition interne élevé.

On parle alors d’équipe 2, équipe 3, voire équipe 4, chacune évoluant dans une division différente.

L’exemple de Champagne-au-Mont-d’Or

Le club de Champagne-au-Mont-d’Or illustre parfaitement ce modèle :

  • Champagne évolue en D1,

  • Champagne2 et Champagne3 sont engagées dans la D2,

  • Champagne4 évolue en D3.

perpignan

sur la même photo, 3 équipes de Perpignan : Perpignan (D1), Perpignan2 (D2) et Perpignan3 (D2), mais existe Perpignan4 (D3)

Un même club, une identité commune, mais plusieurs équipes réparties sur l’ensemble de la pyramide nationale.

La règle clé de la FJF

Afin de préserver l’équité sportive, la Fédération Jorkyball France (FJF) a mis en place une règle importante :
un club ne peut pas avoir deux équipes en Division 1.

Cependant, une exception existe en D1 :
les équipes portant un nom de ville unique, sans référence à une équipe “2”, “3” ou “B”, sont prioritaires à la montée.

Le cas Lille / Lyon2 : une montée qui fait débat

C’est cette règle qui explique une situation marquante de la saison passée :

  • Lille, pourtant 3ᵉ de D2, a pu accéder à la D1 car le club ne disposait que d’une seule équipe engagée,

  • Lyon2, pourtant champion de France de D2, n’a pas été autorisé à monter, l’équipe première de Lyon étant déjà présente en D1.

Résultat : Lyon2 est resté en D2 malgré son titre, une décision réglementaire qui a suscité de nombreuses discussions dans le milieu du jorkyball.

Quand la règle inspire la création de nouveaux clubs

Cette réglementation a également poussé certains joueurs et dirigeants à imaginer de nouveaux projets.

C’est notamment le cas à Hasnon, nouveau club engagé en D3, qui n’est autre que l’ancienne Valenciennes3 ayant changé d’identité pour pouvoir exister indépendamment.

Un autre projet est déjà dans les cartons pour la saison prochaine :
des joueurs de Valenciennes2 envisagent de créer un nouveau club à Denain, dans le Nord, afin de disposer d’une structure autonome et, à terme, viser l’élite sans contrainte réglementaire.

Une dynamique propre au jorkyball français

Ce système d’équipes multiples, combiné aux règles de la FJF, façonne profondément le paysage du jorkyball français.
Il favorise la formation, la densité de joueurs et l’émergence de nouveaux clubs, tout en posant parfois des questions d’équité sportive lors des montées.

Une chose est sûre : derrière un simple chiffre accolé à un nom de club se cache toute une stratégie sportive et institutionnelle, propre à un sport en constante évolution.

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