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Les Bleues reconquièrent leur couronne mondiale au Canada

SIRNA Antonio
12 juillet 2026
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Saint-Léonard-d’Aston (Canada) – Deux ans après avoir abandonné leur titre mondial au Canada, l’équipe de France féminine a repris son bien. Ce samedi 11 juillet 2026, les Bleues sont redevenues championnes du monde de Jorkyball en dominant le Canada 3 sets à 2 au terme d’une finale haletante disputée sur les terres mêmes des doubles championnes du monde en titre. Un succès à la portée symbolique immense puisque les Françaises sont allées récupérer leur couronne dans le pays qui la leur avait confisquée lors des deux dernières éditions.

La finale a offert un scénario à couper le souffle entre les deux meilleures nations mondiales. Dès le premier set, Eva Mahé et Estelle Dameron ont parfaitement lancé les Bleues en s’imposant 7-5 face à Joanie Bourque et Amélie Marquette. Le Canada a immédiatement répondu grâce à Chloé Perreault et Joanie Bourque, qui ont dominé Stéphanie Le Fournis et Eva Mahé 7-4, remettant les deux équipes à égalité.

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La joie des joueuses et leur coach Damien Joste.

Le troisième set a marqué un premier tournant de la rencontre. Opposées à Amélie Marquette et Chloé Perreault, Eva Mahé et Estelle Dameron ont fait preuve d’un immense sang-froid pour arracher une victoire 7-6, redonnant l’avantage à la France. Les Canadiennes n’ont cependant pas abdiqué et ont largement remporté le quatrième acte (7-1) face à Asma Ragouba et Eva Mahé, renvoyant les deux équipes vers un cinquième set décisif.

Dans cette ultime manche, les Françaises ont élevé leur niveau de jeu. Portées par une détermination sans faille, Eva Mahé et Estelle Dameron ont dominé Chloé Perreault et Joanie Bourque 7-1, offrant à la France un nouveau sacre mondial. Élue MVP de la finale et meilleure attaquante du championnat, Eva Mahé a une nouvelle fois répondu présente dans les grands rendez-vous en remportant trois des cinq sets disputés.

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Si Asma Ragouba n’a finalement pas été retenue pour le dernier set décisif, sa contribution au titre mondial ne doit pas être oubliée. Tout au long de la compétition, elle a pleinement participé au parcours des Bleues en disputant cinq sets, dont trois remportés. Son investissement a permis à la France d’atteindre cette finale et illustre parfaitement la force de ce collectif où chacune des joueuses a apporté sa pierre à l’édifice.

À l’issue de cette rencontre, Damien Joste savourait ce retour au sommet. Ce titre permet à la France de récupérer une couronne remportée par le Canada lors des deux précédentes éditions. Sans nier que cette victoire possède une saveur particulière après son éviction de la sélection canadienne, le sélectionneur a surtout insisté sur le remarquable état d’esprit de son groupe.

Nommé seulement en avril, à peine trois mois avant le début des Championnats du monde, il est allé à l’essentiel. Son travail s’est concentré sur quelques ajustements tactiques, mais surtout sur l’aspect mental. Convaincu que les qualités techniques de son équipe étaient déjà présentes, il a cherché avant tout à redonner confiance à ses joueuses. Une mission accomplie avec brio, les Françaises ayant fait preuve d’une implication exemplaire et d’une grande maîtrise jusqu’à cette finale que leur entraîneur a qualifiée de magistrale.

Les joueuses partageaient naturellement cette immense émotion. Eva Mahé, désignée MVP de la finale, savourait le retour du trophée en France : « On est fières, on n’a pas lâché. Le titre revient à la maison et on espère le garder un petit moment. » La Française a toutefois reconnu avoir vécu une énorme frayeur lorsqu’elle s’est blessée à la cheville durant la rencontre : « J’ai eu très, très peur. Ma cheville est partie sur un appui. Pour l’instant elle n’est pas enflée, elle a bien “seppé”, on verra en sortant ce que ça donne. De toute façon, ce sera deux mois de repos derrière. »

Estelle Dameron retenait avant tout la performance collective : « Je pense qu’on a fait un très beau match. Nous n’étions pas favorites et justement, on a réussi à bien jouer. L’énergie de l’équipe a été impressionnante, surtout dans ce dernier set où elle a été très importante. J’ai aussi été très bien coachée. On avait tous les supporters derrière nous, les conseils de tout le monde. Il y a même un geste que je ne fais jamais habituellement, mais que j’ai tenté grâce aux conseils reçus… et ça a marché. »

Pour Stéphanie Le Fournis, ce sacre vient récompenser les efforts de tout un groupe : « On avait dit qu’on voulait aller le chercher, les filles. On a fait l’effort toutes ensemble et c’est passé. C’est vraiment chouette. Je suis très satisfaite. »

En s’imposant au Canada, devant le public des championnes sortantes, les Bleues ne remportent pas seulement un titre mondial. Elles mettent fin à deux années de domination canadienne et replacent la France sur le toit du monde. Un sacre historique construit sur le talent, le travail et surtout la force d’un collectif qui n’a jamais cessé d’y croire.

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