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Compétition

Alex Perrault et Damien Joste : le Canada veut frapper fort à domicile

SIRNA Antonio
18 mars 2026
l'équipe du canada - le rêve d'un exploit à domicile

Un sélectionneur français, une génération ambitieuse et des Mondiaux à la maison

Le jorkyball canadien continue sa montée en puissance. À 4 mois des championnats du monde organisés au Canada, la sélection masculine prépare méthodiquement l’échéance sous la direction d’un sélectionneur français, Damien Joste, champion de France en titre, arrivé en 2024.

Une collaboration qui devait être ponctuelle mais qui s’est rapidement transformée en projet durable.

« J’ai été contacté en septembre 2024 par Alex Perrault pour prendre la sélection masculine. C’était censé être un one shot, mais humainement et sportivement ça a été un vrai coup de cœur. On a donc décidé de poursuivre l’aventure », explique le technicien.

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Damien Joste, champion de France et sélectionneur du Canada.

Les résultats ont immédiatement suivi. 4ème des Mondiaux en 2024, les Canadiens ont franchi un cap en 2025 en décrochant une médaille de bronze, pendant que la sélection féminine s’offrait deux titres mondiaux consécutifs.

Objectif désormais : faire encore mieux devant le public canadien en 2026.

Un noyau dur autour de trois leaders

L’équipe canadienne repose sur un socle solide construit autour de 3 joueurs historiques : le capitaine Alex Perrault, Félix Guévin et Simon Dufresne.

Perrault, également gestionnaire du club de Saint-Léonard-d ’Aston, joue un rôle clé dans l’organisation de la sélection.

« Alex est l’architecte et le stratège de cette équipe. C’est mon porte-parole et quelqu’un qui réfléchit énormément sur l’aspect tactique », souligne le sélectionneur Joste.

Polyvalent, capable d’évoluer à tous les postes, le capitaine se distingue par sa créativité et sa vision du jeu.

Guévin, la référence technique

Dans l’effectif, un joueur se démarque particulièrement : Félix Guévin.

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« Potentiellement, c’est le meilleur joueur de l’équipe. Techniquement et physiquement, il est impressionnant. Il aurait pu jouer en Europe », estime le sélectionneur.

Défenseur de formation mais capable de basculer en attaque, il constitue une pièce maîtresse du système canadien.

Dufresne, le « Mozart » offensif

Autre figure majeure : Simon Dufresne, surnommé « Mozart » par son entraîneur.

« Offensivement, il est capable de choses incroyables. Il frappe aussi bien du pied droit que du pied gauche et il est extrêmement précis. »

Ancien joueur de soccer comme plusieurs membres de l’équipe, il brille en attaque même si sa progression défensive reste un axe de travail.

Un collectif polyvalent

Autour de ce trio gravitent plusieurs joueurs capables d’évoluer à différents postes :

  • Alexandre Faucher, le joueur d’équipe par excellence, toujours prêt à dépanner.

  • Jonathan Lavoie, efficace malgré un style atypique et très physique.

  • Yanick Lavaute, défenseur solide encore en progression.

  • Xavier Fortier, nouveau venu dont le potentiel reste à évaluer.

Un camp de sélection très structuré

Comme l’explique le capitaine Alex Perrault, 7 joueurs sont actuellement convoqués pour le camp de sélection.

« Il y a sept gars invités au camp Équipe Canada. Damien fera sa sélection plus tard dans la saison. »

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De gauche à droite, Alexandre Faucher, Simon Dufresne, Félix Guévin, Jonathan Lavoie et Yanick Lavaute. Accroupi, le capitaine Alex Perrault.

Plusieurs rencontres filmées sont prévues pour permettre au sélectionneur d’analyser les performances.

« Nous avons organisé plusieurs matchs filmés pour que Damien Joste puisse avoir des données pour sa sélection. C’était la première rencontre et il y en aura au moins quatre autres », précise Perrault.

Une méthode basée sur la performance

Le sélectionneur s’appuie sur quatre critères pour bâtir son groupe final.

« L’investissement, la performance, la complémentarité et l’historique avec les joueurs. »

Les matchs mensuels filmés servent ensuite de base à des analyses vidéo et des débriefings individuels.

Une nécessité dans un pays où tous les internationaux évoluent dans le même club, limitant l’adversité au quotidien, comme le Japon.

Le rêve d’un exploit à domicile

Avec un groupe expérimenté, un capitaine impliqué et une préparation méthodique, le Canada nourrit de grandes ambitions.

Après une 4ème place puis une médaille de bronze mondiale, l’objectif est clair.

« À domicile, l’idée est simple : faire mieux que ce qu’on a fait jusqu’à présent. »

Et pourquoi pas écrire la plus belle page de l’histoire du jorkyball canadien.

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